Christophe Chazalon
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Dans le but de promouvoir le travail de Chris Marker auprès du plus grand nombre, à l'image de ce site internet en accès libre, nous avons donné, à l'automne 2012, l'intégralité de notre collection sur l'oeuvre de Chris Marker (soit plusieurs centaines de documents en tout, originaux ou numérisés) à la Ville de Genève, qui l'a confié au

                    Fonds municipal d'Art Contemporain de Genève

La quasi totalité des films, des écrits, des catalogues d'exposition et autres bandes originales de films, ainsi que les biographies françaises et étrangères, les articles et les coupures de presse, les études et autres témoignages touchant de près ou de loin à cet oeuvre considérable et de première importance, encore trop peu accessible, seront disponibles

                                  gratuitement et uniquement sur place
                                            à partir du 29 juillet 2014

Vous pourrez prochainement retrouver les documents conservés dans la collection en effectuant une recherche dans le catalogue de Suisse romande
                                                                RERO                         
D'une manière plus générale, pour toute question, contacter le FmAC à l'adresse suivante:
                                                    fmac@ville-ge.ch

Avec mes meilleurs voeux pour vos recherches, découvertes ou autres créatives expériences!


Non! Non! Non! Non! Non! Chris Marker n'est pas né en Helvétie, mais bien comme tout le monde le sait à Oulan-Bator, en Mongolie1.
A la suite d'une déception sentimentale de l'Empereur chinois, bien avant le grand bon en avant de maître Mao qui tenait dans son bec un stylo, et sous la douce influence de la bolchévique Union des Républiques du Suprême Soviet Système Social, plus connue de part les contrées de notre voisin sous le nom de SMIC, Chris Marker est transporté pour une croissance améliorée dans les montagnes qui tombent à pic de l'Himalaya où, à la suite d'une embuscade des pirates des mers de Chine, il est finalement récupéré par le gentil bonhomme des neiges Yéti qui décida, nom d'un fromage (ce pourquoi tout le monde pense qu'il est Suisse), de l'aimer comme son fils. C'est d'ailleurs la raison primesautière pour et par laquelle Chris Marker aime tellement les chats2, car comme il est bien connu de tous, "gratter la barbichette du Yéti, il devient tout gentil", un peu comme un chat, en un peu plus grand. Quelques années plus tard, bien agrandi par cet amour yétiesque, il est décidé de l'envoyer en Argentine pour ses études, en échange Nostradamus des écoles primaires. Là, il étudie aux côtés du bonhomme Fidel et de son ami Bon Débarras, surnomé le Quoi3 allez savoir pourquoi. L'échange terminé, attiré par la gente féminine d'une nature si féline (la pilosité en moins), bifurcation volontaire est prise pour Paris sera toujours Paris, où un savant philosophe du nom de Sartre, à défaut de l'adopter par amour des Yétis, fut engagé par la municipalité pour lui inculquer, à lui et ses semblables, la bonne volonté et un peu de sagesse divine, la Bohème et le Spleen étant passés pour ne plus revenir.4
Ainsi sont les premières années officieuses de la vie de Chris Marker. Une histoire bien connue et qui réchauffe le coeur... dont vous pouvez lire la véritable suite et commencement sous "Biographie".

Comme la lectrice ou le lecteur l'aura bien compris, cette biographie de Chris Marker est totalement sortie des limbes neuronales de la cuisse de Jupiter et son team astral. Mais d'un autre point de vue, cette biographie vaut tout autant que toutes les biographies de M. Christian-François Bouche-Villeneuve dont on ne sait, en fait, rien ou presque rien, à l'image du cas de l'attrapeur d'images de M. Kha. Quant à Chris Marker, personnage un peu plus connu, car personnage "public"5, il n'apparaît que dans les années 1946-1947, soit plus de 25 ans après la naissance du premier. Ainsi la réalité peut dépasser la fiction, pourtant tout cela n'est pas si faux en y regardant d'un peu plus près.

Dans les faits, M. Bouche-Villeneuve veut, tout ardemment et plus que certainement, à jamais volontairement rester dans le mystère de l'inconnu de Shandigor (un  film suisse à tête de chou dans lequel l'anonymat est en voix d'extinction), et nous l'y laisserons. Notre propos et son résultat sont en réalité le fruit d'une quête à jamais inachevée sur les oeuvres du dénommé Chris Marker, autrement dit sur une infime partie de la vie de M. Bouche-Villeneuve. Celui-ci voudra bien nous pardonner cette modeste et bien maigre intrusion dans l'antre du domaine public.

Dans ce contexte, la mise à jour de tous les résultats de cet esprit supérieurement éclairé offerts à notre extravagant esprit est ici proposée dans le secret espoir qu'elle ne sera pas trop vite démodée et qu'elle saura ouvrir de nouveaux champs de réflexion aux curieux esprits des étranges individus navigant sur la déconcertante Toile bitique, à moins que ce ne soit bytique (multipletique pour les francophones aux souvenirs napoléniens ancestraux et les fétichistes de la dyslexie). Notons, de plus, que nous sommes non seulement tout à fait au fait et conscient des lacunes, des erreurs, des faiblesses, des manques, des vides, des trous, des fausses pistes, des imaginaires, des incertitudes, des errata à venir, sans oublier les fautes d'orthographe, de grammaire, de frappe, de syntaxe, de goût, de sens et d'esprit, de raison et de sentiments, et de tant d'autres choses encore. Mais nous les offrons à toutes et tous, le tout sans remords ni regrets, soucieux de lutter à notre échelle contre la décrépitude inévitable du temps et la fin tout aussi certaine de chaque vie dans les méandres de l'oubli atemporel.

Enfin, il est important de préciser que 60% à 65% de ce qui constitue ce site ou de ce qui a permis son développement est accessible sur le Web. Le reste provient de nos acquisitions récentes, des merveilleuses collections publiques de la Suisse romande ou de la bienveillance de la fée Clochette. Cela montre aussi que Wikipedia et Google ne sont en rien une fin en soi, mais tout au plus un début pour ceux qui voient plus loin que la première page d'une recherche en moins d'une seconde assurée.

Alors, à vos claviers et vos souris, pour le plus grand bonheur du chat du Cheshire et de partout ailleurs, en vous souhaitant un bon voyage dans le monde de Chris Marker vu du pays du coucou, du chocolat, des montres, des banques, des coffres forts, des trains à l'heure, de la fortune et de Miss Fortune, de la fondue à fils, de l'emmental à trous ou du gruyère sans trou, de la propreté à la neutralité, bref de chez nous, de l'autre côté du miroir sans fond...

Christophe Chazalon

Notes
1 "Petit Journal du cinéma : Chris en Israël", dans Cahiers du cinéma, n° 115 (1961), p. 40.
2 Dans un entretien accordé à Simone Dubreuilh pour Les Lettres françaises, Chris Marker précisait qu'il avait "des manies communes" avec Alain Resnais rencontré à la fin des années 1940, à savoir les "comic strips, les chats et les films..." (n°664 (1957), p. 6). Les chats sont un élément récurrent de son oeuvre et son dernier alias à travers Guillaume-en-Egypte. Etienne Sandrin en a fait son sujet d'étude, en particulier dans sa conférence "L'homme à la tête de Chat".
3 Tout rapport ici avec le personnage historique Ernesto Guevarra, dit le Che, serait fortuit. Ce que confirme le fait que "che" en espagnol ne signifie pas "quoi", mais "eh!", et dans le cas du dit Guevarra, "l'Argentin", d'après le dialecte chilien voisin.
4 Simone Signoret, La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, Paris : Le Seuil, 1976, p. 28.
5 Ou célébrité, soit "une personne largement reconnue ou fameuse qui attire sur elle l'attention du public et des médias".

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Yéti 

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    (Playmobil d'après mémoire)

Le Quoi

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          Compagnon d'enfance

Bonhomme Fidel

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    (image de propagande / 2006)

A travers les multivers...

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                ... de M. Kha

L'inconnu de Shandigor

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        (photographié en 1967)

Chat du Cheshire

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      Polaroïd officiel dédicacé
                      (1865)


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