C'est du fouillis...

"L'adoration des Mages" Rogier de le Pasture. 


Rogier de le Pasture, dit en flamand Rogier van der Weyden, est un peintre appartenant au mouvement des primitifs flamands, né en 1399 ou 1400 à Tournai et mort le 18 juin 1464 à Bruxelles.
Vers 1450-1455 il compose le Triptyque de l'adoration des mages ou Retable de Sainte-Colombe (v. 1450–55). Huile sur bois, 138 × 153 cm (centre), 138 × 70 cm (chaque aile),
Ce triptyque est dénommé Retable de Sainte-Colombe car il était destiné à l’église Sainte-Colombe de Cologne. Il est actuellement conservé à Munich. Il représente trois épisodes de la vie de la Vierge et de l’enfance du Christ. Volet gauche : l’Annonciation (l’archange Gabriel annonce à Marie la venue du Christ). Panneau central : l’Adoration des Mages (trois mages offrent à Jésus l’or, l’encens et la myrrhe). Volet droit : la présentation au temple de Jésus (équivalent juif du baptême). Le décor (mobilier, ville, église) est celui du 15éme siècle, ce qui caractérise le réalisme flamand.

Il est difficile de savoir si Chris Marker connaissait le panneau central de ce triptyque avant d'écrire le texte de La Jetée et il est encore plus difficile de savoir si Rogier de le Pasture avait vu "La Jetée" avant de composer ce triptyque.

Plus facile d'essayer de rassembler les deux œuvres à travers une phrase : 


"Ceci est l'histoire d'un homme marqué par une image d'enfance." 






Concours de MECCANO Magazine (1935).

Le premier numéro de "MECCANO Magazine" parait en octobre 1916.

"Il ajoute un attrait de plus aux attraits multiples de Meccano"

Dans le numéro d'août 1935 un concours de silhouettes est proposé à ses lecteurs et lectrices.

Il leur faut reconnaître les 15 marques de fabrique et dessins publicitaires sous forme de silhouettes numérotées. En cas d'ex æquo les concurrents seront départagés par l'exécution du dessin d'un éléphant.

L'un des 12 lauréats du Prix d'encouragement s'appelle C. Bouche-Villeneuve.

Félicitations à lui et à l'ensemble des concurrents...

Andrea Doria - Georges Perec - Yeva & Chris Marker...

L’Andrea Doria était un paquebot transatlantique de l'Italian Line. Entré en ligne en janvier 1953, il coule suite à une collision avec un autre paquebot au large de New York en juillet 1956.



En 1978 les éditions Hachette publient "Je me souviens" un ouvrage qui rassemble 480 souvenirs de Georges Perec. Le souvenir numéroté 124 est très court :


"Je me souviens de l'Andrea Doria."



Le 12 décembre 1955, Yeva Marker est à New York, elle envoie une carte postale à son mari resté en France, on peut y lire :

« .... c’est ma dernière étape enfin avant de vous serrer fort de tout mon coeur. J’arriverai le 23 par le bateau Andrea Doria à Cannes.

Baisers.

Yeva »


Il est à noter que le 12 décembre est la date anniversaire de leur mariage (1946).



Le 14 novembre 1963 Georges Perec écrit à propos du Joli Mai :


« Intéressant mais souvent raté - difficile pour un intellectuel de filmer des ‘’pauvres’’ sans se moquer d’eux ou de filmer des ‘’intellectuels’’ sans les admirer d’une façon con. Pose mal et ne résout pas les problèmes de l’urbanisme de la modernité. Goût pour certaines facilités émotions faciles pas beaucoup de réflexion. »





Le 12 février 2003, Thomas Baumgartner compose une création sonore pour Arte Radio, elle rassemble harmonieusement une partie des textes de « La Jetée » et de « Je me souviens ».
Dans « Souvenir de la Jetée » Perec et Marker sont réunis à travers les voix de Fadi Henouda et de Jean Négroni rassemblées par Thomas Baumgartner. Merci à eux trois...

En juin 2021, à propos de cette association Thomas Baumgartner écrit :

"J'avais 25 ans quand j'ai imaginé ces Souvenirs de la Jetée. D'abord l'idée de rencontrer Jean Negroni. Je ne sais plus pourquoi, mais je m'étais noté ça. Pour La Jetée, sans doute, déjà. J'avais appelé tous les Negroni de l'annuaire, pour finalement le trouver à Issy-les-Moulineaux, à 400 mètres des locaux d'Arte radio. Cette création était une forme de bonus à une production dédiée à La Jetée. J'étais aussi un "perecquien". La vie, mode d'emploi faisait partie de mes fondamentaux. Et je me suis dit qu'entre La Jetée, histoire d'un vertige temporel, où la guerre est très présente, et Je me souviens, autre forme de jeu avec le temps, il y aurait sans doute des échos. C'est un jeu de montage, un contrepoint entre les deux textes. Et c'est aussi pour ça que nous avons voulu travailler avec une voix d'enfant. Pour souligner ce va et vient temporel. Avec Christophe Rault, le réalisateur, nous avons essayé d'effacer les "coutures" pour que tout se déroule dans une même continuité.
Tout ça s'est fabriqué dans une grande innocence, une grande insouciance, comme un triple salut : à Marker, à Perec, à Negroni. Avec le recul, la disponibilité de Jean Negroni a été fantastique, et le parallèle improbable semble fonctionner correctement. On n'a pas percé le mystère magnétique de La Jetée, on a simplement ajouté notre pierre aux échos intemporels de cette oeuvre essentielle."




Crédits : Anne de Brun­hoff pour la photo de Georges Perec et du chat Délo.. Pierre Lhomme et Chris Marker (Les statues meurent aussi) pour l'image de Yeva Marker.

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Baccalauréat


En 1938 les épreuves écrites du Baccalauréat se déroulèrent les 23 et 24 juin.
Le 3 juillet 1938 le Journal "L'information Universitaire" publie la liste des candidats admissibles aux épreuves orales.
Cette liste mentionne un certain Christian Bouche-Villeneuve.


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Concours journal BENJAMIN (1932).

Le premier numéro du journal BENJAMIN parait le 14 novembre 1929. BENJAMIN "Le premier grand hebdomadaire français pour la jeunesse.". Dans le numéro 137 paru le 23 juin 1932 est lancé le "Grand Concours de l'Oncle Précis".

Il faut associer 7 montres à leurs propriétaires et donner le nombre d'heures, minutes et secondes que peut fonctionner une montre OMEGA pleinement remontée. Le jeune Christian Bouche-Villeneuve participe à ce concours et remporte un "Excellent canif 2 lames". Bravo à lui et aux autres candidats...

Le jeune Christian Bouche-Villeneuve est un grand lecteur du journal BENJAMIN.
Dans une lettre (non datée) adressée à "La petite souris des dents" il se fait journaliste, questionnant le petit rongeur afin d'écrire un reportage qu'il souhaiterait voir publier dans le journal "BENJAMIN".

Les questions sont posées d'une manière très professionnelle, elles sont légitimes et perspicaces.

On y devine le futur questionneur du Joli Mai.

"...Que faites-vous des dents des petits enfants ? Peut-être employez-vous l'ivoire comme nous faisons des défenses d'éléphants, peut-être retirez-vous l'émail pour vos casseroles, peut-être employez-vous le nerf dentaire comme appareil électrique, les molaires comme meules, les canines comme clous, les incisives comme haches..."


Cette lettre qu'il débute par "Ma petite souris," se termine par un grand "VIVE LES SOURIS !"